mercredi 1 juillet 2009

48h

Seconde journée passée sans fumer.

Ce matin encore levé vers 4h30.

Ma responsable s'est rendue compte que j'avais arrêté. Elle aussi elle a arrêté il y a de ça bien des années, et ce fut violent. Elle fumait depuis six ans, en était à deux paquets par jour à la fin, et en a eu marre d'être accroc, d'être en rade de clope etc. Elle a passé une semaine avec des symptômes physiques de manque, et trois mois avant de retrouver sa sérénité... Et elle a tenu. Respect. Maintenant c'est un mauvais et lointain souvenir pour elle.

Après le boulot je suis allé courir, juste une dizaine de minutes car j'ai vite eu des points de côté.
En rentrant je me suis douché, je me suis posé... et j'étais bien en manque.

J'ai mangé un peu avant 19h en croyant qu'il était plus de 20h (j'avais bien faim). Puis je suis allé marcher une heure en ville. Le manque est plus facilement gérable quand on marche.

Ensuite j'ai traîné sur internet... il est 21h57, plus de deux jours sans fumer donc... et que les soirées sont longues et inquiétantes sans cigarette...

mardi 30 juin 2009

24h

Et oui, 24h sans fumer (et même 27h40 maintenant héhé). Et toujours pas de gros manque. Je vous ai écrit ce matin après ce réveil très matinal... après ça je suis allé au boulot, là j'ai un peu bossé jusqu'au petit-déjeuner avec les collègues, j'étais assez décontracte. Ensuite réunion pendant trois heures, ça m'a soulé. Vers 10h30 j'ai eu comme du mal à respirer. C'est passé au bout de 3/4h environ. Sinon c'était bien chiant. Et à la fin... pas de clope pour évacuer ça. Mais au moins je ne pouvais pas m'échapper pour aller m'acheter des clopes pendant la réunion. Je me suis pas senti spécialement en manque, c'est juste que je n'arrivais pas du tout à me concentrer. Je comprenais rien à ce qu'il disaient, rien à ce que je lisais... serein, mais le flou total autour. A la cantine ensuite j'étais un peu sur les nerfs, ensuite re réunion, entre autre avec un collègue qui a des tics nerveux qui tapent sur le système, que je supporte d'habitude, mais pas là.

Vers 15h30 j'ai pu quitter le boulot sans problème (arrivé à 6h30), suis allé courir un quart d'heure au stade.
En rentrant j'ai pris une pâtisserie et un café, en me passant de la traditionnelle cigarette qui devrait accompagner le tout.

Ensuite retour à la maison, puis une amie est venue, on est allé se balader.

Là il est 21h43, ça fait donc environ 17h que je suis réveillé environ, je pourrai presque aller me coucher.

A+
Manuel.

lundi 29 juin 2009

Premier réveil

Me suis réveillé ce matin un peu avant 4h30, un peu nerveux. Après une bonne douche, des vêtements propres, ça va mieux. Pas encore d'état de manque extrême, je me sens plutôt serein, mais... méfions nous de l'eau qui dort.

Le bureau ouvre à 6h30, il est 5h30. Encore 1h30 à patienter avant de pouvoir me mettre en route.

La les Cowboys Fringants jouent sur mon ordi... Maximiser la sérénité, minimiser l'inconvénience... Le temps finit toujours par passer et emporte tout.

A ce soir "normalement".

Tout début

Voici trois heures que j'arrête de fumer. La tête qui commence à se resserrer, la respiration que j'essaye de maîtriser pour rester calme. Et ça va, je suis plutôt calme. Par contre je crois que j'aurais du mal à me concentrer sur quoi que ce soit.
Ça risque d'être très difficile demain j'appréhende un peu. J'appréhende aussi et surtout ces pensées du genre "si tu fumes que le soir, c'est pas si terrible, tu gères", ou alors "on s'en fout de sa santé, autant cramer la vie". Il me reste encore assez de lucidité pour me rendre compte que ce sont juste des prétextes pour saper la volonté, des marques de faiblesse donc, travesties en attitude souveraines.

Car de fait : vendredi dans la nuit, juste avant de m'endormir, j'ai eu très mal à la poitrine côté gauche, était-ce le cœur ou bien le poumon, j'en sais trop rien. Et ce matin, je me réveille avec deux doigts de pied complètement enflés, qui me font mal au point de me réveiller. La douleur dure toute la mâtinée. Renseignements pris sur internet, il s'agit très probablement d'un début d'acrocyanose typique du jeune homme gros fumeur (dernièrement je fumais quasi un paquet par jour) qui peut très vite se compliquer. Et ce genre de complication, c'est à peu près la dernière chose dont j'ai envie...

A mon avis l'important c'est de garder son calme. Si on devient nerveux, on peut être suffisamment déstabilisé pour succomber à une pulsion.

"Philosophiquement" plusieurs choses me viennent en tête :
-le corps et ses souffrances sont une chose contingente qu'on se doit d'ignorer, ou du moins de savoir surmonter si on veut prétendre à une certaine personnalité.
-j'ai l'impression de me libérer d'un mal, même si c'est douloureux, ce n'est que passager. Quand on a trop bu, vomir peut faire vraiment du bien, même si c'est très douloureux. Oui c'est ça, une "douloureuse sortie du mal".
-pour l'instant j'arrive à garder en tête la simplification que ce sera de ne pas sans cesse attendre la prochaine clope, de pouvoir me concevoir sereinement une réunion ou un trajet non-fumeur de plusieurs heures.

Il se peut que ça ne suffise pas... dans ce cas là, ces lignes auront l'air un peu ridicules. Mon moral en prendrait un sacré coup aussi : j'estime, ou du moins j'ai de moi l'image de quelqu'un qui a de la volonté, à défaut peut-être d'autres qualités, et ça m'emmerderait d'être mis en défaut sur ce point. N'était-ce pas mon prof de natation cet hiver qui avait dit "Zum Beispiel Manuel, wann er was will, schafft er das" (par exemple Manuel, quand il veut quelque-chose, il y arrive).

Là ça fait 3h30 que je n'ai pas fumé, c'est mon record de durée sans fumer (et en étant éveillé) depuis que je suis en Allemagne (i.e 9 mois).

Là j'ai senti l'envie d'une clope, la clope de transition avant de passer à autre chose...

A demain, je suis curieux, impatient et un peu stressé de savoir où j'en serai à cette heure ci.
Manuel.